HOLE IN MY HEART T3 – CHAPITRE 4 PARTIE 4
Journal intime (4)
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Traduction : Calumi
Correction : Raitei
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La traduction était terminée. Le journal avait gardé le même ton jusqu’au bout. Rien que des échanges amoureux. Il n’avait rien appris. Qu’est-ce que tout cela signifiait ? se demanda Konoe, déconcerté…
…Non, à moins que…
— …Fonia, y a-t-il une onzième entrée ?
— Pas pour le moment. Depuis la découverte de la dixième, il y a quinze ans, aucune autre n’a été trouvée.
Était-ce donc vraiment la fin ? Konoe eut l’impression que tout cela retombait à plat.
— Mais peut-être qu’on ne l’a simplement pas encore trouvée.
Fonia murmura toutefois que les lieux étaient vastes et que des éléments étaient souvent détruits lors de l’anéantissement initial.
Il serait peut-être bon d’examiner les lieux une nouvelle fois. Sur ces mots, Fonia se leva.
— Pour l’instant, je vais montrer ces résultats à tout le monde.
Comme la première fois, Fonia scella les documents et quitta la pièce. Konoe la regarda partir.
— …Pfiou.
Seul dans la pièce, il expira longuement, fronçant les sourcils pour la énième fois en repensant à ce qui venait de se passer.
Le Roi-Démon avait-il vraiment simplement recopié un journal ? S’ennuyait-il, enfermé dans son sceau, au point de faire cela pour passer le temps ?
Certainement pas. Du moins, il l’espérait. À cette pensée, Konoe soupira de nouveau.
— …Ah, je vois.
Soudain, Konoe se rendit compte qu’il était plutôt déçu. Et, dans le même temps, il comprit qu’il s’était enthousiasmé en découvrant que le texte était en japonais.
Il avait eu le sentiment d’être sur le point de faire une grande découverte, et c’était peut-être cela qui l’avait rendu heureux.
— …
Enfin, Fonia était sans doute plus déçue que lui.
Il se rappela la joie qu’elle avait manifestée au début, répétant que c’était incroyable, et ses épaules s’affaissèrent.
◆
— Je suis revenue.
Après que Konoe fut resté un moment perdu dans le vague, Fonia revint. Elle entra dans la pièce avec son habituelle expression impassible.
— Merci pour aujourd’hui. Tout le monde procède aux vérifications en ce moment.
— D’accord.
— Pour demain, je voudrais que tu te rendes dans la Région Scellée afin de vérifier ce que nous avons étudié aujourd’hui.
Les autres avaient eux aussi émis l’hypothèse que le contenu ait été remplacé, expliqua Fonia.
Oui, c’était logique. À vrai dire, Konoe avait lui-même encore des doutes.
On pouvait certes se dire qu’ils auraient dû traduire le texte sur place dès le départ…
Mais déchiffrer des caractères brouillés dans la Région Scellée en restant sur ses gardes face au Roi-Démon, ou les traduire tranquillement dans une salle de réception, n’avait rien de comparable, tant en difficulté qu’en temps nécessaire. Le traduire d’abord, puis le vérifier était donc une démarche rationnelle…
…Non, mais.
Une idée vint à Konoe.
— Je pourrais y aller maintenant. Je n’y suis pas encore entré aujourd’hui.
Il n’était pas nécessaire d’attendre le lendemain. Il avait envie de vérifier sans tarder.
— Non, ce n’est pas la peine.
— …Tu es sûre ?
— Oui. Comme je l’ai dit tout à l’heure, il existe peut-être une onzième entrée. Je vais d’abord demander à Melmina de la chercher.
— …Ah.
C’était donc cela. Konoe hocha la tête. Quand il s’agissait de chercher quelque chose, personne ne surpassait Melmina. Dans ce cas, c’était une chance qu’elle les ait accompagnés.
— Je vais préparer les conditions de l’accord et négocier avec Melmina dans trois heures. Nous entrerons probablement cette nuit.
— …Je vois.
— Nous ne pouvons pas faire grand-chose avant d’avoir les résultats, alors je te solliciterai de nouveau demain.
Sur ces mots, Fonia s’approcha de Konoe et vint à ses côtés.
— Donc, en attendant les négociations, moi aussi, j’ai du temps libre.
*Boum*
Elle s’assit à côté de lui. Le canapé s’affaissa, puis reprit sa forme.
Konoe tourna la tête… et son regard croisa deux yeux bleus semblables à des joyaux.
Ils se regardèrent un bref instant. Puis l’aile de Fonia s’approcha lentement de son dos. Elle lui donna quelques petits coups avant de se poser à plat contre lui.
— Ah, encore une chose. Mes souvenirs étaient flous, alors j’ai vérifié, mais il a bien existé une princesse-prêtresse nommée Fatima. Et son mari venait d’un autre monde.
— …Vraiment.
Elle avait donc réellement existé, expliqua Fonia.
Ni la princesse-prêtresse ni l’auteur du journal n’étaient des inventions du Roi-Démon.
— …Hein ?
À cet instant, une idée vint à Konoe. À bien y réfléchir…
S’ils avaient réellement existé, que faisaient maintenant la princesse-prêtresse et son mari ?
Fonia avait dit que cela remontait à trois cents ans, donc le mari japonais était probablement mort, mais il y avait de bonnes chances que la princesse-prêtresse soit encore en vie.
Konoe avait appris que les dragoniens vivaient généralement quelque cinq cents ans.
Non, peut-être que le mari était encore en vie, lui aussi. Dans ce monde où la magie de guérison pouvait freiner le vieillissement, il était possible de prolonger la vie d’un humain à condition d’y mettre le prix.
Peut-être qu’en leur parlant, j’apprendrais quelque chose ?
À cette pensée, Konoe demanda à Fonia ce qu’ils étaient devenus tous les deux.
— …Tu veux le savoir ?
— …?
Fonia le fixa.
Ses yeux semblables à des joyaux… pour une raison ou une autre, il crut y voir une hésitation.
Mais la curiosité l’emporta, et il hocha la tête.
Alors, Fonia…
— Je vois. Je ne sais pas encore ce qu’est devenu son mari venu d’un autre monde, mais pour la princesse-prêtresse, je le sais.
Après quelques instants de silence, Fonia parla de son ton neutre habituel. Puis…
— Elle est sans aucun doute morte peu après la dixième entrée du journal. Parce qu’elle était l’une des héritières de la Barrière des Séraphins.
— …Quoi ?