Free! t2 POSTFACE
Postface
—————————————-
Traduction : JLPTea
———————————————–
Grâce aux chaleureux encouragements de chacun, ce deuxième volume a enfin pu voir le jour. Tout en exprimant ma profonde gratitude pour cette publication, je n’ai jamais été aussi heureux de constater que mon œuvre était véritablement aimée par autant de personnes.
Au moment de commencer cette suite, j’ai ressenti une sorte d’oppression, comme si j’allais être écrasé par l’inquiétude. Serais-je capable de répondre aux immenses attentes de tous les lecteurs ? Pourtant, dès que je me suis mis à écrire, j’ai compris que cette peur était absurde.
Indifférents aux inquiétudes de leur auteur, Haruka et les autres continuaient à vivre leurs journées avec la même énergie que toujours. Malgré leur trouble face à cette nouvelle vie, ils trouvaient peu à peu le courage de se regarder en face et avançaient avec vigueur.
Il me suffisait de les suivre et de les dépeindre tels qu’ils étaient : courant droit devant eux de toutes leurs forces, sans jamais détourner les yeux, trébuchant, tombant parfois de manière spectaculaire, puis reprenant malgré tout leur chemin.
Au fil de l’écriture, j’ai remarqué que « le regard avait changé ». Celui de Haruka, mais aussi le mien en tant qu’auteur. J’ai eu le sentiment que notre manière d’observer les choses, de réfléchir et de les ressentir avait évolué depuis le volume précédent.
Il ne s’agissait pas vraiment de croissance ni d’évolution, encore moins d’un changement suffisamment visible pour être qualifié de transformation. Ce n’était peut-être qu’une chose infime, tout juste un « signe ». Pourtant, j’ai clairement senti que « le regard avait changé ».
Peut-être était-ce dû aux nouvelles rencontres et aux changements d’environnement. Ou peut-être qu’en affrontant enfin ce dont ils avaient jusque-là détourné les yeux, ils avaient trouvé un peu de la détermination nécessaire pour accepter ce qu’ils avaient constamment refusé.
Quoi qu’il en soit, une chose me semble certaine : leur attachement à la vie s’est renforcé. Après tout, les collégiens mangent énormément. Qu’ils aient faim ou non, s’il y a quelque chose à manger, ils le mangent.
Manger, c’est vivre. Autrement dit, l’attachement à la nourriture est aussi un attachement à la vie. Et cette volonté de vivre finit par se transformer en énergie, une énergie qui brûle intensément à l’origine de toutes choses. Elle ne peut tout simplement pas s’empêcher de brûler. Avant même que je m’en rende compte, je ne pouvais plus détourner les yeux de ces garçons qui vivaient avec autant de vigueur.
Peu importaient leurs talents ou les capacités qu’ils dissimulaient encore. Je ne pensais plus qu’à représenter pleinement ceux qu’ils étaient à cet instant précis. Même moi, j’ignore encore pourquoi ils nagent et ce qui les attend au-delà. Tout ce que je pouvais faire, c’était continuer à écrire, porté par mes émotions, tout en ressentant les battements violents de leurs cœurs et le souffle rauque de leur respiration.
Dès l’instant où j’ai été touché par la puissante énergie qu’ils dégageaient, je n’ai plus eu besoin d’hésiter. Ils débordaient d’une telle vitalité qu’ils ne m’en laissaient tout simplement pas le temps.
Rien ne me rendrait plus heureux que de savoir que les nombreuses personnes ayant lu cette œuvre ont pu partager, ne serait-ce qu’un peu, les sentiments de Haruka et des autres.
Pour terminer, je tiens à exprimer sincèrement ma gratitude à toutes les personnes qui ont contribué à cette œuvre, ainsi qu’à mes compagnons unis par une amitié éternelle.
Été 2014, sous une brise estivale
Ooji Kouji