Master swordman t5 - POSTFACE

Postface

Heureux de vous retrouver. Je suis Shigeru Sagazaki. Merci beaucoup d’avoir acheté le cinquième tome de From Old Country Bumpkin to Master Swordsman. Nous voilà enfin arrivés au cinquième volume, et c’est véritablement grâce à vous, chers lecteurs, que la série a pu aller aussi loin. Permettez-moi de vous remercier une nouvelle fois.

Dans la précédente postface, je crois avoir raconté à quel point j’avais travaillé jusqu’à la toute dernière minute avant la date limite. Pour être honnête, la même chose s’est reproduite cette fois-ci.

En pire, même. Passer mes journées à taper en silence sur mon clavier, le cœur de plus en plus fébrile à mesure que l’échéance approchait, a été franchement éprouvant. Je n’ai aucune envie de revivre cela. J’avais peut-être déjà dit la même chose la dernière fois, mais les êtres humains ont tendance à répéter leurs erreurs.

Parfois, les mots viennent tout seuls. Et lorsqu’ils refusent de venir, ils ne viennent vraiment pas. Au bout du compte, j’ai écrit environ trente mille caractères au cours des deux derniers jours. Lorsque je l’ai annoncé à mon éditeur, il m’a répondu :

— Sagazaki, tu étais du genre à faire tes devoirs de vacances le dernier jour, pas vrai ?

— Ouais.

Je n’aurais probablement jamais terminé sans une raison suffisamment pressante de le faire. Ne devenez pas des adultes comme moi. Cela dit, je ne pense pas qu’une grande partie des lecteurs de cette série soient encore étudiants.

Quoi qu’il en soit, ce volume a pour thème le passage des saisons.

Je l’ai écrit en été, mais lorsqu’il paraîtra, nous serons déjà en hiver… Je ne m’en suis rendu compte qu’une fois arrivé à la moitié du manuscrit.

Si certains d’entre vous ont connu cela, j’espère que la lecture de ce volume leur rappellera les vacances d’été passées à rendre visite à leurs grands-parents à la campagne.

Concernant l’intrigue, je suis personnellement satisfait du résultat. Je pense que les différents éléments se rejoignent plutôt bien à la fin, notamment avec l’importante prise de conscience de Beryl. Maintenant qu’il a compris quelle était sa véritable force, il reste encore beaucoup de choses à raconter.

Je découvre que je vais devoir, moi aussi, faire évoluer quelque peu ma manière d’écrire. J’ai bien quelque chose en tête que j’aimerais raconter. Il ne me reste plus qu’à lui donner la forme d’une intrigue convenable.

Cette fois, j’espère pouvoir travailler plus tranquillement. Je n’ai aucune envie d’être encore poursuivi par la date limite. J’ai toutefois déjà l’impression que cet espoir relève du rêve inaccessible.

Pourvu que ce ne soit qu’une impression…

Par ailleurs, grâce aux réimpressions de l’adaptation manga publiée par Akita Shoten, l’ensemble de la série a dépassé les cinq cent mille exemplaires vendus. Je suis profondément reconnaissant envers chaque lecteur ayant acheté l’un de ces livres.

En revanche, l’ampleur de ce chiffre me donne presque le vertige. Ce que j’ai envie d’écrire et ce que les lecteurs apprécient ne coïncident pas nécessairement. J’espère ne jamais l’oublier tandis que je poursuivrai cette série.

J’aimerais continuer à raconter cette histoire en gardant Beryl au centre : parfois pas très glorieux, parfois vraiment classe.

Je vous serais très reconnaissant de continuer à suivre ses aventures.

Je pense que nous nous retrouverons aux alentours de l’été.

La saison durant laquelle j’écris et celle de la parution n’ayant aucun rapport, il se peut que la prochaine histoire soit, elle aussi, complètement décalée par rapport à la saison.

Si cela arrive, lisez-la tout de même, et n’hésitez pas à vous moquer un peu de moi.

L’ère Reiwa n’a vraiment pas été tendre avec notre planète, alors je prie pour que vous vous portiez tous bien.

À la prochaine.

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