THE INSIPID PRINCE T3 – CHAPITRE 4 PARTIE 11

Les sentiments de chacun (11)

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Traduction : Moonkissed
Correction : Raitei
Relecture : Ostinliss
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Avant mon transfert vers le Sud, alors que je me trouvais encore à la capitale et que je m’apprêtais à ouvrir un portail de transfert pour les aventuriers rassemblés à la branche de la Guilde, un envoyé du château apparut soudain.

— Tiens donc. Que peut bien vouloir le deuxième prince impérial ?

— Une conférence concernant l’étrange phénomène survenu dans la région du Sud est actuellement en cours au château. Votre transfert vers la région sera un facteur précieux. Je voudrais que vous retardiez momentanément votre départ afin d’emmener l’une de nos unités avec vous.

À ma grande surprise, Erik inclina réellement la tête en formulant sa demande. Compte tenu de leur statut, les membres de la famille impériale ne baissaient normalement pas la tête. Et ce n’était pas comme s’il occupait une position aussi basse que la mienne.

— Vous avez déjà eu largement le temps de réfléchir à la question, répondis-je. Et aucune décision n’a encore été prise. Comment pouvez-vous garantir qu’ils en prendront une maintenant ?

— J’ai déjà convoqué des troupes proches de la capitale. Je suis en train de leur confier la protection de l’empereur et du château, puis j’enverrai les chevaliers de la Garde impériale.

— Je vois. Et c’est là que ça devient une bataille pour la gloire, non ? Nous sommes en pleine lutte pour le trône. Tout le monde veut ajouter un fait d’armes à son palmarès, toi compris. Nous n’avons pas de temps à perdre à attendre une décision qui ne viendra pas.

Malgré ma réponse sceptique, je trouvais son plan réaliste. Si l’inquiétude pour le château et la sécurité de Père empêchait l’envoi de la Garde impériale, alors il suffisait d’appeler des troupes pour la remplacer.

Ces troupes devaient être une unité d’élite pour être choisies dans un tel rôle, mais elles n’étaient probablement pas au niveau des chevaliers de la Garde impériale. Elles suffiraient toutefois à assurer temporairement la protection du château.

— J’ai recommandé aux ministres de placer Gordon à la tête de l’unité de la Garde impériale, expliqua Erik. Je doute qu’il faille beaucoup de temps avant qu’une décision officielle soit prise.

— C’est intéressant. Lors du dernier affrontement entre les grands-duchés dans le Sud, tu étais prêt à tout pour obtenir de la reconnaissance, et maintenant qu’il s’agit d’une affaire interne, tu es disposé à laisser ton frère, ton rival, récolter toute la gloire ?

— Je suis membre de la famille impériale et ministre des Affaires étrangères d’Adrasia. Je peux adopter une posture différente lorsqu’il s’agit de questions impliquant des nations étrangères, mais face à un problème concernant notre propre empire, la lutte d’influence passe au second plan. Ma priorité absolue est ce qui sert le mieux Adrasia.

Erik me répondit en me regardant droit dans les yeux.

Sa proposition n’était pas mauvaise. Avoir les chevaliers de la Garde impériale de notre côté serait utile. Et attendre, comme il le demandait, était une option si je reléguais la lutte d’influence au second plan. J’avais aussi le sentiment qu’en m’obstinant à suivre mon plan initial, je ne ferais qu’aggraver l’opinion des ministres envers les aventuriers.

J’étais sur le point de céder lorsque j’entendis soudain une note claire, résonnant au loin. Je ne savais pas d’où venait ce son, mais, étrangement, je compris que Lynfia en était à l’origine et qu’elle était en danger. Lynfia appelait à l’aide. Je n’avais aucune preuve, mais j’étais certain que c’était ce que ce son me transmettait.

— Mais, répondis-je avec hésitation, cela signifie aussi que des sacrifices auront lieu pendant ce temps. Là-bas, des gens gagneront du temps pour permettre à l’Empire de tout mettre en place. Que comptes-tu faire pour eux ?

— Je ferai tout ce que je pourrai.

— Alors je ne peux pas accepter ta proposition. Les aventuriers ne sont ni des chevaliers ni des soldats. Ils existent pour aider les victimes invisibles aux yeux du pouvoir, et les gens qui, autrement, passeraient entre les mailles du filet. Pars. Nous sommes des aventuriers. Nous ne recevons d’ordres de personne. Nous agirons comme bon nous semble.

— Tu comprends que le destin de l’Empire est en jeu ?

— Nous ne savons pas ce qu’il adviendra de l’Empire. En toute chose, notre objectif est de protéger la vie des gens. Retourne dire à l’empereur et aux ministres que Silver prend cette affaire en charge.

— Tu crois vraiment qu’ils te laisseront faire ?

— Je crois que c’est exactement le genre de chose qu’un aventurier de rang SS peut se permettre. Et j’apprécierais que vous cessiez de nous sous-estimer. Nous autres aventuriers sommes bien plus puissants que la famille impériale ne le pense.

Je tournai le dos à Erik, et un immense portail de transfert apparut dans la Guilde des aventuriers.

En m’avançant dans le portail, j’appelai les autres aventuriers :

— Suivez-moi. Nous allons nous faire de l’argent.

Puis je me transférai.

Lorsque j’émergeai de l’autre côté du portail, partout où se posait mon regard grouillaient des monstres. Pourtant, au milieu d’eux, je distinguai une jeune fille. Elle se trouvait manifestement dans une situation de vie ou de mort, et pourtant elle restait calme et posée.

Comme toujours, Lynfia était sans doute en train d’évaluer ses options.

Je souris amèrement pour moi-même, puis projetai en arrière les monstres qui l’entouraient. Cela dégagerait aussi un peu d’espace pour les aventuriers qui passeraient derrière moi.

— Ça va, aventurière ? Cela faisait longtemps.

— Que faites-vous ici ? répondit-elle, surprise.

— J’ai entendu dire qu’une quête de raid était en cours. J’ai aussi amené quelques amis.

Juste après mes paroles, les aventuriers de la Guilde de la capitale jaillirent du gigantesque portail de transfert derrière moi, hurlant et criant avec enthousiasme.

Ils formaient une bande énergique, et d’après ce que je voyais, les squelettes constituaient la majorité des monstres ennemis. Je jugeai donc que les aventuriers pourraient gérer la situation sans moi.

— Si tu peux tenir debout, viens avec moi. Il est temps de se faire de l’argent.

— Tout de suite, Silver !

Elle répondit et se releva.

J’utilisai de la magie de guérison pour la soigner, puis nous tournâmes tous deux le regard vers notre destination.

Nous nous dirigions vers l’endroit où Leo et Lise ouvraient une route à travers la mer de monstres.

 

 

***

 

 

— Silver ! prévint Lynfia. Il y a un zombie dragon !

Je levai les yeux et vis le zombie dragon fondre sur nous à grande vitesse. Son corps pourrissant mesurait plus de dix mètres de long.

Bon sang. Ce genre de monstre n’apparaissait que dans les vieux livres poussiéreux.

— Ils ne comptent pas nous faciliter la tâche, hein ?

Je bondis dans les airs pour intercepter l’attaque du zombie dragon.

Pendant ce temps, Lynfia aidait les aventuriers de la capitale à massacrer les squelettes, avançant progressivement vers Leo. Nous étions toujours largement inférieurs en nombre, mais nous avions l’avantage de l’élan. Nous atteindrions probablement la ville tant que nous pourrions contenir les quelques monstres de haut rang.

— Le vrai problème, c’est cette sphère noire, remarquai-je en observant l’orbe suspendu dans le ciel au-dessus de la ville, tout en parant la morsure du zombie dragon.

La sphère émettait une quantité incroyable de mana. Pourtant, elle ne semblait pas être utilisée pour attaquer.

— La question est de savoir à quoi elle sert.

— Gogyaaah !

— Tais-toi.

J’emprisonnai le zombie dragon hurlant dans une barrière alors qu’il plongeait vers moi, puis le laissai tomber au sol. Il s’écrasa au milieu d’une foule de squelettes, et l’impact en projeta plusieurs. Mais ce n’était pas ce qui m’intéressait.

Face au zombie dragon immobilisé au sol, je tendis la main droite et récitai :

— Va et transperce — Lance sanglante.

C’était une version abrégée du sort, destinée à l’activer rapidement.

Une immense lance faite de sang se matérialisa depuis un cercle magique et fila vers le zombie dragon, encore pris dans ma barrière. Au dernier instant, je relâchai la barrière, et la lance sanglante transperça le corps du zombie dragon.

— Gogyaaahh !!

La chaleur irradiant de la lance sanglante fit progressivement fondre la chair pourrissante du monstre.

Une partie de la chaleur résiduelle parvint même à faire fondre quelques squelettes alentour. Si je voulais réduire plus largement leur nombre total, il me faudrait utiliser un sort d’attaque plus puissant et réciter l’incantation complète.

Mes pensées furent interrompues lorsqu’un immense afflux de mana attira mon attention. Je me tournai vers sa source.

Il provenait d’un homme se tenant près de la sphère noire. Mais on pouvait difficilement le qualifier de normal, car il portait sa propre tête à son côté.

— Dullahan ? murmurai-je par réflexe.

Le dullahan était l’équivalent d’un monstre mort-vivant de rang AAA. Pourtant, le mana émanant de l’homme qui se tenait là dépassait largement ce niveau. Comme un dullahan, il n’avait pas de tête, mais les similitudes s’arrêtaient là. Il n’y avait aucun doute.

Je tentai d’attaquer avant qu’il ne puisse agir, mais il se transporta instantanément jusqu’à l’endroit où Leo et Lise combattaient. Je claquai la langue avec irritation et me transférai à mon tour pour protéger mon frère et ma sœur de son épée levée.

— Urgh !

Plusieurs couches de mes barrières protectrices volèrent en éclats d’un seul coup. Et cela venait d’une attaque nonchalante. Cet homme possédait définitivement une puissance trop grande pour être un simple dullahan.

— Je ne me souviens pas avoir demandé ton aide, aventurier masqué, dit ma sœur en me lançant un regard acéré.

Sous mon masque, une sueur froide me parcourut.

— Je ne pouvais pas vraiment laisser nos généraux perdre la tête, répondis-je en me répétant que tout irait bien. Habituez-vous, Maréchale.

Ce masque faisait partie des trésors de mon arrière-grand-père.

C’était un objet unique et exceptionnel, capable de modifier non seulement la voix et l’odeur de son porteur, mais aussi l’impression générale qu’il laissait aux autres. Même les membres les plus proches de ma famille ne devraient pas pouvoir me reconnaître.

Malgré ses plaintes, Lise sembla comprendre que l’homme sans tête devant elle était un adversaire problématique et s’écarta pour affronter un autre monstre.

Apparemment, même elle n’avait pas percé le masque.

Leo, en revanche, demeura à mes côtés.

— C’est bon de vous revoir, Silver.

— Vous avez l’air en forme, prince Leonard.

— Je le suis. Je suis heureux que vous soyez là. J’aimerais discuter longuement avec vous, si seulement nous n’étions pas au beau milieu d’une bataille.

— Malheureusement, il faudra remettre cela à une autre fois.

Leo acquiesça, puis s’éloigna pour poursuivre le combat.

Une fois qu’il fut hors de portée, je reportai mon attention sur l’homme en face de moi. Même debout sans bouger, il dégageait une aura nettement inhumaine. Le fait qu’il n’ait pas de tête n’avait rien à voir avec cela. Fondamentalement, il ne possédait aucune trace d’humanité.

L’homme me fixa de ses yeux noirs comme l’encre et sourit.

— Voilà qui est surprenant. Qui aurait cru qu’il existait quelqu’un capable de bloquer mes attaques ?

— Je suis tout aussi surpris de rencontrer quelqu’un capable de telles attaques.

— Quel humain insolent. Peu importe. Cela fait une éternité que je ne suis pas venu dans le monde humain. Il me faut bien un peu de divertissement.

— Tu es déjà venu ici ?

— Cela me rappelle que je ne me suis pas présenté. Mon nom est Furcas. J’emprunte ce corps pour l’instant, mais je suis un démon.

Furcas sourit encore, et du point de vue d’un humain, son sourire paraissait d’une cruauté terrifiante. Lui devait pourtant penser qu’il souriait normalement.

Lorsqu’il prononça le mot « démon », je pensai aussitôt à l’esprit qui avait volé le corps de mon arrière-grand-père. Cet esprit était lui aussi un démon, et il avait apparemment fallu les efforts conjoints des chevaliers de la Garde impériale et de la maison du grand-duc suprême pour l’abattre.

— Voilà qui est curieux. Un habitant du monde démoniaque qui apparaît dans le nôtre. Si tu habites un corps humain, alors il doit aussi y avoir un invocateur.

En règle générale, les démons ne pouvaient pas exister dans le monde humain. Le seul moyen de contourner cette règle était de préparer un hôte humain que le démon pouvait posséder. Les récits rapportaient qu’autrefois, certains mages étaient capables de contrôler les démons de cette manière, mais de nos jours, personne ne devait plus savoir pratiquer une telle magie d’invocation. Elle était extrêmement difficile et exigeait une quantité énorme de mana pour maintenir le contrôle sur un démon. Une seule erreur pouvait entraîner la mort de l’invocateur, et le contrôle obtenu n’était jamais parfait. Comme beaucoup d’autres formes de magie, l’invocation démoniaque était considérée comme obsolète depuis longtemps. Je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un la pratiquait encore activement.

— Je n’ai pas d’invocateur, répondit Furcas.

— Bien sûr, répliquai-je en jetant un regard à la sphère noire.

L’invocateur se trouvait probablement à l’intérieur.

— Très perspicace. Mais elle n’est pas en position de me donner des ordres. C’est comme si elle n’existait pas.

— Mais tu serais tout de même en difficulté sans elle, non ? Puisque c’est l’invocateur qui assure ton existence ici.

— Et alors ?

— Alors il suffit de sauver ton invocatrice de cette sphère noire. Cette armée ridiculement immense de monstres est un autre sous-produit de ton invocation, n’est-ce pas ?

— Brillant. Une fois encore, tu as raison. Au centre de cette ville se trouve un trou reliant votre monde au monde démoniaque, et c’est par ce trou que j’ai été invoqué. Ce trou ne cesse de s’élargir, permettant à toujours plus de monstres de se déverser depuis le monde démoniaque. Tout est exactement comme tu l’as dit, à un détail près.

— Et lequel ?

— Je ne suis pas le seul à avoir été invoqué.

Soudain, je perçus une seconde source de mana puissante non loin. Lorsque je me tournai, un homme entièrement vêtu de noir se tenait près de Leo, son épée levée.

Lui aussi était un démon ?! Et apparemment un puissant ! Il avait traversé ma barrière de détection sans que je le remarque !

Je commençai à ériger une barrière défensive autour de Leo, mais Lynfia parvint à bloquer l’attaque de l’homme avant que je n’aie terminé.

— Lynfia ?! s’écria Leo, surpris.

— Vous allez bien, prince Leonard ?

— Tss !

L’homme manifesta son agacement d’avoir vu son coup déjoué, puis se rendit invisible. La vitesse de son attaque n’avait rien de particulièrement remarquable. J’en déduisis donc qu’il était plutôt spécialisé dans les tactiques furtives.

À cet instant, je compris que le chaos mêlant alliés et ennemis rendait la situation dangereuse. Lorsque je tentai de couvrir Lynfia, Furcas me barra le chemin.

— Dégage de mon chemin ! lançai-je avec colère.

— Se mettre en travers des humains, c’est le travail d’un démon, gronda-t-il en retour.

Au même moment, l’autre homme vêtu de noir apparut derrière Lynfia et leva son épée.

Merde.

J’étais sur le point de réagir lorsqu’une voix résonna dans ma tête.

— [[Non !]]

La voix était soutenue par un mana puissant, et elle immobilisa instantanément Furcas et l’homme en noir.

Qu’est-ce qui se passait ?

— Tss ! Je me retire, Baram, dit Furcas avant de battre temporairement en retraite vers la ville.

— Entendu, répondit l’homme en noir. On dirait que cette fille est interdite.

Puis Baram disparut lui aussi.

Était-ce la voix de l’invocatrice ? me demandai-je. Elle appartenait clairement à une enfant.

— Synfa ?

— Quoi ?

— Cette voix, répondit Lynfia. C’était Synfa !

Elle semblait inhabituellement troublée et regarda vers la ville, où Furcas se tenait de nouveau près de la sphère noire.

Il paraissait assez sûr de supposer que la voix de tout à l’heure appartenait à l’invocatrice.

— Tu as reconnu cette voix ? demandai-je.

— Elle ressemblait à celle de Synfa… ma petite sœur qui a été enlevée !

— Je vois, répondis-je pensivement. Je commence à comprendre ce qui se passe.

Un accident quelconque avait dû provoquer un débordement incontrôlé de pouvoir. Il était tout à fait plausible que l’un des enfants aux yeux vairons enlevés possède une capacité magique innée. Si cette capacité relevait de l’invocation, et que ce pouvoir avait été libéré sans contrôle, cela expliquerait certainement le phénomène en cours.

À une échelle absolument invraisemblable, bien sûr.

— Ta sœur est probablement à l’intérieur de cette sphère noire. D’après ce qui vient de se passer, il semble qu’elle n’autorise pas ces démons à t’attaquer. Si elle est capable de faire cette distinction, nous avons peut-être une chance.

— Vous pensez que nous pouvons la sauver ?

— Cela dépend de toi. Quoi qu’il en soit, nous devons t’emmener en ville… et la magie de transfert pourrait être dangereuse. Il pourrait y avoir une embuscade. Nous avons besoin d’une escorte sûre.

— Alors laissez-nous ouvrir la voie, intervint Leo. Notre objectif initial était justement de faire quelque chose contre cette sphère noire.

Il fit ensuite signe à ses accompagnateurs, et l’un des chevaliers descendit de son cheval pour tendre les rênes à Lynfia.

Lynfia les accepta et monta en selle.

— Si Synfa est là-dedans, alors je dois y aller, expliqua-t-elle. Je suis sa grande sœur.

— Voilà une raison admirable. Je t’escorterai sur une partie du chemin, proposa Lise avec un sourire.

Puis elle chargea en avant et lança :

— Suis-moi.

Apparemment, elle sympathisait avec une autre grande sœur.

Leo la suivit, et plusieurs chevaliers et soldats partirent à sa suite.

Tous ceux présents avaient d’abord eu pour objectif vague d’atteindre Bassau. Ce but venait soudain de se transformer en une mission précise : conduire Lynfia jusque-là saine et sauve.

— Silver. Mon nom est Lynfia. Je suis née dans un village isolé, et je ne suis qu’une aventurière. Synfa est ma petite sœur, et elle aussi est née dans un village de réfugiés. Malgré tout cela, êtes-vous prêt à nous aider de toutes vos forces ?

— Bien sûr. Tu n’as même pas besoin de poser la question. La seule règle absolue d’un aventurier est d’agir pour le bien des gens.

Lynfia répondit par un sourire reconnaissant, puis talonna son cheval.

Mon prochain problème était de savoir comment j’allais exterminer tous ces squelettes agaçants.

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