SotDH T11 - INTERLUDE PARTIE 1

Quel est ton plat préféré ? (1)

—————————————-
Traduction : Calumi
Correction : Raitei
——————————————

 

Partie deux : Akemi, prostituée du quartier de la Colombe

 

Je n’ai jamais aimé son goût, pas une seule fois.

 

Le charbon crépitait doucement tandis que les mochi posés sur le gril en terre cuite commençaient à gonfler.

— D’accord, ce sera prêt dans un instant.

Motoharu ajustait attentivement la position des mochi de temps à autre pour éviter qu’ils ne brûlent. À l’aide d’un éventail, il envoyait un flux d’air régulier sur le gril, le visage sérieux.

— Oooh !

Jinta ne put s’empêcher de s’exclamer. Après tout, les isobe mochi étaient ses préférés. Lui et Suzune venaient à l’origine d’une maison de marchands assez aisée, et leur père lui préparait de temps en temps des isobe mochi. Il n’en faisait pas pour Suzune mais Jinta en cachait toujours quelques morceaux pour les manger avec elle plus tard.

Ils ne pouvaient plus manger d’isobe mochi aussi souvent après avoir quitté la maison. Kadono était l’un des rares villages du Japon où l’on produisait du fer, mais ce n’était en rien un lieu prospère. Ils ne mouraient pas de faim, mais même la famille d’une prêtresse ne pouvait pas se permettre beaucoup de luxe. Pourtant, cela ne faisait que rendre les rares occasions où ils pouvaient manger des isobe mochi encore plus précieuses. Jinta s’approchait tout près du gril et observait avec empressement Motoharu préparer les mochi.

— Bon sang, Jinta.

— Q…quoi ? Je ne fais que regarder.

— Hé hé. Calme-toi un peu d’abord.

Son visage rougit de gêne tandis que Shirayuki le reprenait.

Amusé par l’échange entre les enfants, Motoharu éclata de rire.

— Elle te tient bien en laisse, hein ?

Du point de vue de Motoharu, c’était Shirayuki qui menait la danse entre eux deux, et Jinta dut admettre que c’était vrai. Neuf fois sur dix, c’était elle qui lançait une bêtise, et lui se retrouvait simplement entraîné sans pouvoir y faire grand-chose.

Jinta commençait à bouder un peu lorsqu’il sentit soudain quelque chose tirer sur son bras. Surpris, il regarda à côté de lui et vit que Suzune s’était jointe à lui pour attendre les mochi.

— Jinta, regarde ! Ça grossit !

— Oui, oui.

Il ébouriffa grossièrement les cheveux de sa douce petite sœur, ce qui la fit sourire. Il sourit lui aussi en la voyant si heureuse.

Shirayuki et Motoharu observaient la scène entre frère et sœur avec chaleur.

— Tu veux aussi des mochi, Suzu-chan ? demanda Shirayuki.

— Oui ! Jinta et moi, on en mangeait ensemble il y a longtemps.

Suzune attrapa la main de Shirayuki. Elle voulait manger avec tout le monde. Même si elle ne le disait pas clairement, ses gestes suffisaient à l’exprimer.

— C’est prêt !

Un parfum qui ouvrait l’appétit se répandit dans l’air, et les trois enfants s’écrièrent joyeusement. Il semblait que Shirayuki aussi attendait ce moment avec impatience. Ils partagèrent ensemble un excellent repas.C’était un souvenir lointain, remontant à une époque où il pouvait encore sourire sans le moindre souci. Il se souviendrait sans doute toute sa vie du goût des isobe mochi qu’il avait mangés alors.

C’est pourquoi, si quelqu’un lui demandait quel était son plat préféré, il souriait légèrement et répondait que c’était les isobe mochi.

 

***

 

Une odeur étrange emplissait le Sakuraba Milk Hall. Akemi, l’une des serveuses, bâilla. Elle n’avait pas encore trouvé de client ce jour-là. Quelques hommes étaient présents et dévisageaient les filles sous la lumière électrique du milk hall, mais les affaires étaient calmes. Elle avait l’impression que c’était une tendance qui se poursuivait, jour après jour il y avait moins de clients… et moins de filles aussi.

— Hotaru-chan, un instant, s’il te plaît ?

— J’arrive.

Ce n’était plus rien d’étonnant à ce stade, mais Akemi leva tout de même un sourcil, agacée. Sans chercher à dissimuler son mécontentement, elle s’appuya contre le mur et fixa Hotaru d’un regard froid.

— Hotaru-san a encore été choisie ? Pff. Qu’est-ce qu’ils lui trouvent, à cette vieille ? grommela une serveuse du même âge qu’Akemi, non loin de là.

Hotaru avait vingt-quatre ans, ce qui faisait d’elle la femme la plus âgée ici. Elle était déjà considérée comme une vieille par les autres filles, qui n’avaient même pas vingt ans, et pourtant, d’une manière ou d’une autre, elle restait la plus populaire auprès des clients. Ce n’était purement que de la jalousie.

Même si elle n’avait pas autant de clients que Hotaru, Akemi en recevait elle aussi un certain nombre. Elle n’éprouvait pas de jalousie envers elle comme les autres « serveuses » autour d’elle, mais elle n’allait pas non plus intervenir pour la défendre. Elle avait d’autres raisons de ne pas apprécier Hotaru.

— Je vais sortir prendre l’air.

— Qu’y a-t-il, Akemi ?

— Je ne me sens pas très bien aujourd’hui.

On ne pouvait s’en prendre qu’à soi-même quand on n’arrivait pas à trouver de client.

Akemi détestait les autres serveuses, qui dissimulaient leur incapacité derrière la jalousie, encore plus qu’elle ne détestait Hotaru. Ne voulant pas être associée à elles, elle sortit de l’établissement. D’une certaine manière, elle avait de la chance de ne pas être choisie. Coucher avec un homme sans en avoir envie était ennuyeux. Elle en avait fini avec la recherche d’un client pour cette nuit-là.

Akemi venait d’une famille de classe moyenne tout à fait ordinaire. Ils ne pouvaient pas se permettre tous les luxes, mais il y avait toujours de quoi manger à table. Elle ne manquait de presque rien. Pourtant, elle était devenue prostituée. Cela correspondait simplement à sa nature.

Elle pensait que se tuer à la tâche pour gagner de l’argent était pathétique, mais il était évidemment préférable d’en avoir que de ne pas en avoir. Elle était assez jolie pour que les hommes viennent à elle d’eux-mêmes, et elle était encore jeune. Alors pourquoi ne pas profiter de sa jeunesse tant qu’elle le pouvait ? Elle n’avait ni compétences particulières ni éducation, mais elle n’avait besoin de rien de tout cela pour se vendre. C’est ainsi qu’elle avait dérivé jusqu’au quartier de la Colombe.

Autrement dit, elle n’était pas une véritable prostituée, mais ce qu’on appelait une « après-girl[1] », l’une de ces nombreuses jeunes filles imprudentes qui venaient ici non pas par nécessité, mais parce que c’était à la mode. Dans ces conditions, le fait de travailler ou non dépendait parfois simplement de son humeur du jour, et elle ne s’entendait pas avec les femmes de la nuit à l’ancienne comme Hotaru.

L’idée de vendre des rêves lui paraissait stupide. Les hommes ne se souciaient que de coucher avec une jolie fille jeune, rien de plus. Seules des vieilles fanées avaient besoin de faire semblant d’être amoureuses. C’était pour cela qu’Akemi détestait cela.

Toute cette idée d’afficher un faux sourire et de prétendre être quelqu’un qu’elle n’était pas lui rappelait une femme qu’elle haïssait. Elle détestait sans doute autant Hotaru parce qu’elle lui rappelait cette femme.

Hotaru n’y était pour rien. Akemi ne faisait qu’évacuer sa frustration, car elle ne faisait que lui rappeler sa mère détestable.

— Pff. Pourquoi fallait-il que je pense à elle maintenant ?

Sa promenade ne fit rien pour dissiper sa morosité. Au contraire, l’image du visage de sa mère ne faisait que devenir plus nette dans son esprit. Ces derniers temps, elle pensait plus souvent à elle. Sa haine était réelle, mais, pour une raison qu’elle ne comprenait pas, l’expression qu’avait eue sa mère refusait de quitter son esprit.

Une enseigne au néon en forme de cœur éclairait faiblement la rue. Cette lumière rose, mal accordée à la nuit, la mettait mal à l’aise à présent qu’elle la regardait.

Elle commença à s’agacer de ses propres pensées. Depuis qu’elle était arrivée ici, elle était sujette à ces accès étranges de sentimentalisme. Était-elle simplement fatiguée ? Elle n’arrivait pas à mettre de l’ordre dans ses pensées, et sa morosité persistait.

Elle quitta la rue, s’engagea dans une ruelle sombre et s’adossa au mur d’un vieux studio photo pour reprendre son souffle. S’arrêter quand on était fatigué valait mieux, alors elle décida de faire une courte pause.

— Qu’est-ce que tu fais ici ? lança soudain une voix.

Akemi leva les yeux et claqua la langue. On disait autrefois qu’il existait des jours de chance et des jours de malchance.

Il semblait que celui-ci fût un mauvais jour.

Devant elle se tenait un homme grand, au regard désagréablement perçant et à l’expression sévère.

C’était ce jeune homme arrogant qui avait eu l’audace de repousser ses avances auparavant.

 

***

 

Jinya aperçut Akemi accroupie contre un mur et l’interpella. Tous deux allèrent manger ensemble.

— Le quartier de la Colombe n’existe pas depuis longtemps, mais la vie nocturne y est florissante. Il y a beaucoup d’endroits où manger, même à une heure pareille, dit Jinya.

Ils traversèrent une rue bordée de maisons closes et arrivèrent dans un quartier commerçant. Il y avait là de nombreux bars, certains ouverts tard pour accueillir les travailleuses du sexe à la fin de leur service. Bien que ces établissements étaient surtout destinés à boire, ils servaient tout de même des repas simples.

Le bar dans lequel ils entrèrent était animé, mais Akemi resta de marbre, comme si la situation ne lui plaisait guère.

— Pourquoi est-ce que je mange ici avec toi… ? murmura-t-elle à voix haute.

— Parce que je t’ai invitée ? répondit-il.

— Non, ça, j’ai compris. Pff…

Jinya se rappela leur échange au Sakuraba Milk Hall, où il avait repoussé ses avances sur le ton de la plaisanterie, blessant au passage son orgueil de femme.

Il commanda un accompagnement pour aller avec sa boisson, puis en prit une gorgée.

Le gérant du milk hall avait dit qu’Akemi avait dix-neuf ans, mais Jinya trouvait que sa manière de laisser paraître ses émotions la faisait sembler plus jeune.

— Pourquoi m’avoir invitée, alors ? demanda-t-elle. — Ce n’est pas comme si tu voulais avec moi, pas vrai ?

— Comme ça. J’ai pensé tu viendrais si je te le proposais.

Elle fronça les sourcils, visiblement mécontente de sa réponse évasive.

Il s’expliqua :

— Tu aurais sans doute refusé tout à l’heure, mais là, tu n’as même plus l’énergie de te donner la peine de le faire. C’est pour ça que je t’ai invitée.

Même un inconnu comme Jinya ne pouvait pas la laisser tranquille en la voyant aussi abattue. Elle claqua la langue.

— Je ne t’ai rien demandé.

— Non, mais ton patron, si.

Le gérant du milk hall avait demandé à Jinya de veiller sur elle s’il en avait l’occasion, et il se trouvait qu’il l’avait aperçue. Rien de plus. Akemi tenta de continuer à le fixer avec dureté, mais finit par abandonner, ses épaules s’affaissant.

— Je vois.

— Et avec ça, j’ai rempli mon obligation envers lui. Après ça, je te laisserai tranquille.

— J’espère bien.

Akemi se mit à manger. Sa première impression de Jinya avait été mauvaise, mais elle commençait à s’adoucir. Refuser sa gentillesse donnerait une mauvaise image du gérant du Sakuraba, alors elle se permit d’en profiter.

En la voyant manger, Jinya se remit à boire. L’atmosphère était paisible. À mesure qu’elle s’enivrait et que sa garde baissait, Akemi se mit à parler davantage.

— Ah, au fait. C’était ta nièce, ou quelque chose comme ça ? Celle qui est ici, dans le quartier de la Colombe.

Le sourcil de Jinya tressaillit. Elle n’était pas présente dans au Sakuraba lorsqu’il en avait parlé avec le gérant. Il lui lança un regard, et elle répondit d’un ton détaché que les autres serveuses en parlaient.

— Ce genre de commérages n’est pas censé être tabou ? demanda-t-il.

— Et alors ? Si tu voulais le cacher, tu n’en aurais pas parlé dans un endroit comme le nôtre.

Était-ce l’alcool, ou simplement sa nature, mais Akemi manquait cruellement de manières.  Des femmes comme elle auraient été rares dans les quartiers de plaisir d’autrefois, mais ici, dans le quartier de la Colombe, ces travailleuses du sexe dépourvues de sens des affaires étaient majoritaires. Les femmes de la nuit à l’ancienne comme Hotaru étaient peu nombreuses.

— Dis-moi. Qu’est-ce que tu penses de ta nièce ? demanda-t-elle.

— Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

— Ben tu sais… Qu’est-ce que tu as pensé en apprenant qu’une personne de ta famille était devenue prostituée ?

Elle affectait l’indifférence, mais son regard était sérieux. L’atmosphère se tendit, et ses yeux semblaient presque redouter sa réponse.

— Je n’ai rien pensé de particulier, répondit-il.

Il aurait pu changer de sujet, mais il ne le fit pas. Il n’en avait aucune raison. Le fait que Nanao soit prostituée ne lui inspirait rien. En réalité, sa plus grande inquiétude à son sujet concernait Aoba.

Nanao n’était sa nièce que de nom. Rien que penser à sa mère faisait couver en lui une haine sourde. Un homme portant une telle haine n’avait pas le droit de dire aux autres comment ils devaient vivre, et de toute façon, il ne s’en souciait pas assez pour dire quoi que ce soit.

— C’est quoi, ça…

— Malheureusement, je ne m’entends pas très bien avec ma sœur. J’ai rencontré sa fille, ma nièce, pour la première fois ici, dans cet endroit. Nous n’avons trop peu de liens pour que je ressente quoi que ce soit à son égard. Alors je suis désolé, mais je ne peux pas te donner la réponse que tu cherches.

Akemi fronça les sourcils, agacée.

Elle lui avait demandé ce qu’il pensait du fait qu’un membre de sa famille soit devenu prostitué. Rien qu’à cela, il pouvait deviner sa situation. Elle avait sans doute fugué. Elle voulait entendre ce que Jinya pensait de sa nièce, qu’elle supposait dans une situation similaire à la sienne.

Peut-être voulait-elle qu’il dise qu’il la considérait toujours comme de la famille, même si elle était prostituée.

— Tu as vu juste, hein ? dit-elle.

— Tu as eu un différend avec ta famille ?

— Évidemment. Je ne serais pas ici à vendre mon corps si ce n’était pas le cas, non ?

Jinya savait quelles paroles elle voulait entendre, mais il ne pouvait pas les lui donner. Akemi ricana, puis se remit à manger. Il y avait du shishamo, des kurokke, du tofu frit, une omelette roulée et quelques légumes marinés. Ils avaient déjà vidé cinq carafes d’alcool. Comme c’était un bar, la nourriture passait après l’alcool, mais le goût restait acceptable. La rapidité avec laquelle le Japon s’était relevé après la guerre était remarquable. Il était difficile d’imaginer que, dix ans plus tôt à peine, on en était réduit à manger des tiges de patate douce pour survivre. Aussi jeune qu’elle le fût, Akemi n’y pensait probablement pas. Elle mordit dans un shishamo et l’engloutit.

— Mais je ne peux pas vraiment me plaindre, dit-elle. — Je gagne bien ma vie, et coucher avec des hommes, c’est le boulot le plus facile du monde. Tant que j’ai assez pour bien manger tous les jours, ça me suffit.

Une telle insouciance était peut-être propre à la jeunesse. Il n’y avait pas la moindre trace de tristesse dans sa voix enjouée. C’était une femme de la nuit incapable de mentir. Pour Jinya, qui avait déjà plus de cent ans, sa manière d’être était incompréhensible.

Mais en quoi cela était-il mauvais ? Les temps avaient changé. Peu importait ce que dirait Jinya, il ne serait qu’un vieil homme moralisateur se plaignant que les choses n’étaient plus comme avant. Il n’avait pas le droit de dire aux autres comment vivre. Il prit donc une gorgée de sa boisson et laissa ses paroles passer. Une chose le tracassait cependant.

— Ce n’était pas à ton goût ?

— Hein ?

Akemi ne comprit pas tout de suite ce qu’il voulait dire. Elle suivit son regard, puis sourit.

— Ah, non. Je n’aime pas les kurokke. Ça n’a jamais été le cas.

Il était temps de partir, puisqu’ils étaient là depuis un moment. Leurs bouteilles étaient presque vides, et les assiettes avaient été nettoyées. Seules les kurokke qu’Akemi avait commandées n’avaient pas été touchées. Il n’alla pas plus loin.

— Je vois. On y va, alors ?

— Oui. Désolée pour aujourd’hui.

— Ça ne m’a pas dérangé. La boisson était meilleure en ta compagnie.

— Évidemment. N’importe quelle boisson est meilleure quand on la partage avec une belle femme.

Elle gardait un ton léger, sans doute pour le remercier de ne pas avoir cherché à approfondir davantage. Elle sortit pendant qu’il réglait. Jinya jeta un dernier regard à l’assiette restée intacte sur la table. Si ce quartier de la Colombe était né de regrets persistants, alors ce qu’Akemi devait affronter avait sans doute un lien avec ces kurokke.

— Qu’est-ce que tu fais ?

Se demandant ce qui prenait autant de temps, Akemi passa la tête dans le bar.

— Non, rien. Partons, répondit Jinya.

Elle répondit par un sourire.

— Merci pour aujourd’hui. Manger avec toi n’était pas si mal.

Son sourire, comme tout chez elle, était sincère. Elle était jeune, une travailleuse du sexe de dix-neuf ans. Mais elle aussi était coincée dans ce quartier de la Colombe qui ne devrait pas exister, retenue par ses regrets persistants.  Il n’avait aucune obligation de l’aider, mais le gérant du Sakuraba le lui avait demandé. De plus, il éprouvait de la sympathie pour elle. Il avait l’impression qu’ils n’étaient pas si différents. Les mots franchirent ses lèvres avant même qu’il ne s’en rende compte.

— Est-ce que cela t’irait si je t’invitais à nouveau, un de ces jours ?

Ses yeux s’écarquillèrent.

Aucun d’eux ne s’attendait à ce qu’il fasse une telle proposition.

[1] Littéralement, « fille de l’après ». C’est la génération de jeunes femmes indépendantes ayant émergé après la guerre.

 

 

error: Pas touche !!