sentenced t1 - CHAPITRE 2 PARTIE 2

Châtiment : Ouvrir la voie à la neutralisation des tunnels de la mine de Zewan Gan (2)

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Traduction : Calumi
Correction : Opale

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Tatsuya se rua en avant, sa lourde hache de guerre à la main, et frappa avec férocité. Il se déplaçait à une vitesse incroyable, et la puissance de ses coups impressionnait d’autant plus compte tenu de la taille massive de son arme et de tout l’équipement qu’il portait.

— Guuuh.

Tatsuya grogna du fond de la gorge. L’instant suivant, sa hache tourna, et le bruit de la chair et des os broyés résonna dans l’obscurité. Une féerie se débattait.

— Guah.

Tatsuya bondit comme une bête sauvage et abattit sa grande hache de guerre à deux mains, avec la même facilité que s’il avait manié un couteau à découper. La lueur sinistre de la lame illumina les ténèbres tandis qu’elle éventrait la créature.

Pour ma part, je me contentai de rester en retrait et de lancer l’un de mes couteaux. Cela suffit. J’utilisai une petite explosion pour éliminer une féerie qui s’apprêtait à attaquer Tatsuya depuis son angle mort. Je devais faire preuve de prudence en utilisant des explosions de sceaux sacrés comme Zatte Finde dans un espace confiné comme celui-ci. La moindre erreur, une explosion à peine trop puissante, et nous aurions tous été en danger.

Tapies dans l’obscurité se trouvaient six féeries au total, enfin, sept si l’on comptait celle que j’avais tuée.

Ces monstres géants semblables à des mille-pattes étaient monnaie courante. Les féeries de ce genre, dotées de nombreuses pattes et vivant sous terre, étaient appelées des boggarts. Les créatures ressemblant à des araignées ou à des insectes étaient toutes regroupées dans la même catégorie. Et Tatsuya était en train de les pulvériser sans la moindre pitié. Une fois que plus aucune créature en mouvement ne subsista, il s’arrêta et resta immobile, hébété.

 

— Il n’a clairement pas besoin que je le soutienne, dis-je en fixant sa silhouette désormais immobile. — Vous avez vu ça, Votre Majesté ? Il a éventré la carapace du boggart rien qu’avec son coude.

Comme toujours, la maîtrise de Tatsuya en combat rapproché relevait du surhumain. Avec mes sceaux sacrés, je pourrais sans doute en faire autant, mais dans un espace confiné avec un plafond aussi bas, il me faudrait ruser un peu.

— Impressionnant, comme toujours. Je n’attends rien de moins de mes forces d’élite.

Norgalle hocha la tête, satisfait. D’un doigt, il toucha la lanterne qu’il tenait dans l’autre main et suivit le tracé du sceau sacré qui y était gravé, augmentant l’intensité de la lumière et illuminant les environs.

La lanterne fonctionnait grâce à un sceau sacré, et les réglages de Norgalle lui avaient conféré plusieurs fonctions utiles. Elle pouvait servir à la fois de moyen de communication et d’outil de cuisson. Des dispositifs de ce genre nécessitaient en général le travail conjoint de plusieurs personnes pour être conçus et gravés, mais Norgalle pouvait tout faire seul. Ce n’était pas un homme ordinaire.

— Quelle performance remarquable. Il doit être récompensé.

— En plus, il n’a pas arrêté de travailler, dis-je. — Il serait peut-être temps de le laisser se reposer. Tu ne crois pas ?

Il y avait une chose que je savais à propos de Tatsuya. Il pouvait continuer comme si l’épuisement n’existait pas, mais seulement parce qu’il n’avait ni conscience de soi ni réelle capacité de réflexion. Si on le poussait trop loin, il finirait par atteindre sa limite et s’effondrer.

— Oui, tu as raison. Et l’endroit s’y prête bien.

Le roi Norgalle leva les yeux au-dessus de nos têtes.

 

Nous avions atteint une zone relativement ouverte, du moins en comparaison du passage que nous avions suivi jusque-là. De ce que je pouvais en juger, cette caverne était assez vaste pour permettre à une trentaine de personnes de se reposer.

Je me demandai à quoi elle servait à l’origine. Il restait du matériel d’excavation, mais il était tellement tordu et déformé qu’il était difficile de deviner sa forme initiale. Peut-être que le Fléau Démoniaque avait étendu et distordu l’espace lui-même.

— Ce sera notre base de première ligne. Xylo, commence à installer le camp.

— …Oui, Votre Majesté.

J’acquiesçai et commençai à décharger l’équipement de la luge que je traînais derrière moi.

C’était une luge de grade militaire, donc plutôt lourde, mais elle nous avait permis d’apporter divers équipements gravés des sceaux de Norgalle.

Installer la base de première ligne. C’était la deuxième mission de l’unité des héros condamnés.

Le Treizième Ordre des Chevaliers Sacrés s’enfonçait profondément dans le labyrinthe pour chasser les féeries, et ils auraient besoin d’un endroit sûr pour se reposer.

Cela dit, Tatsuya n’était pas doué pour ce genre de travail, et Norgalle n’avait manifestement aucune intention de faire le moindre effort physique. Je n’avais jamais vu un ingénieur militaire comme lui auparavant, mais je n’y pouvais rien. Impossible de l’intimider, et il préférerait mourir plutôt que de céder.

Au final, je n’avais pas le choix. Je devais tout faire moi-même. Je commençai à sortir des pieux pour m’en servir comme poteaux et les plaçai à intervalles à peu près réguliers. Ils étaient eux aussi gravés de sceaux sacrés, et une fois les cordes attachées, ils formaient une barrière empêchant les féeries d’approcher.

— Xylo !

Un cri enjoué jaillit du dernier membre de notre groupe. Teoritta tenait déjà un pieu à la main.

— C’est enfin le moment pour moi de travailler, oui ? Oui ? Laisse-moi faire ! Où veux-tu que je mette ça ? Je peux en enfoncer autant que tu veux !

— Du calme.

J’enfonçai un autre pieu dans le sol et retins Teoritta. Je ne devais pas lui demander de m’aider ici. Ce serait absurde de gaspiller l’énergie d’une déesse pour quelque chose d’aussi trivial.

Mais Teoritta n’en pouvait plus. Elle ne tenait pas en place.

— Aligne-les à peu près à cette distance.

Je fis trois grandes enjambées et plantai un autre pieu.

— Tu peux faire ça ?

— Hmph ! Quelle question stupide à poser à une déesse !

Elle renifla avec satisfaction et s’éloigna de mon pieu en sautillant de trois pas, en comptant à voix haute. Puis elle planta son pieu dans le sol avec une force considérable.

— …Comme ça ! Oui ? Tu peux me laisser le reste, mon chevalier. Va te reposer un peu. Mais n’oublie pas de me récompenser généreusement une fois que j’aurai fini, d’accord ?

— D’accord.

J’hochai la tête en installant un dernier poteau. Ce n’était qu’un léger effort. Je laisserais Teoritta s’occuper des pieux pendant que je me chargerais des autres tâches, pensai-je en posant déjà au sol un réservoir de luminescence rempli de la puissance du soleil.

— Je compte sur toi, déesse.

— Évidemment !

Sa réponse était incroyablement joyeuse et vive. Elle avait la voix d’un enfant. Beaucoup d’enfants étaient prêts à tout, du moment qu’on appelait ça aider.

Et c’était précisément pour ça que la voir ainsi m’énervait autant. Je n’étais pas en colère contre elle. J’étais en colère contre celui qui l’avait faite.

…Pour être honnête…

En ravalant mon irritation, je réfléchis.

…Je devais laisser Teoritta aider jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite. C’était la bonne façon de faire avec une déesse.

C’était pour ça qu’elles existaient, après tout. Elles étaient là pour être louées par les humains, ou du moins c’est ce qu’elles croyaient. Et si c’était ainsi qu’elles se sentaient, ne devais-je pas respecter ces sentiments ? C’était un argument courant, et je n’étais pas forcément en désaccord.

Je ne pouvais simplement pas m’empêcher d’être agacé chaque fois que je voyais des déesses agir de cette façon.

Teoritta devait probablement le sentir, mais ça ne l’arrêtait pas. Elle continuait de travailler comme si son existence n’avait aucun sens autrement.

Peu importe. Fais-toi plaisir.

Je savais que je devais laisser couler. Ce n’était ni le moment ni l’endroit pour prendre des décisions sous le coup de la colère. Tout ce que j’avais à faire, c’était de bouger mes mains et mes jambes. Si je le faisais, nous finirions par nous en sortir. J’en étais sûr.

En plus, j’avais beaucoup à gérer. Nous devions installer deux bases de première ligne ce jour-là, sans parler de la préparation de réserves supplémentaires. Les combats usaient aussi bien les armes que les armures, et les consommables comme la nourriture et les fournitures médicales finissaient par manquer. Des unités comme la nôtre étaient donc déployées à l’avance pour déposer des coffres de ravitaillement le long de l’itinéraire de la force principale afin qu’elle puisse se réapprovisionner.

Quand il s’agissait de coffres de ravitaillement, les soldats ne voulaient que deux choses. Ne pas les rendre trop solides. Ne pas faire des mécanismes de défense un enfer.

Mais à l’inverse, il ne fallait pas qu’ils soient faciles à repérer et à détruire par les féeries. Il fallait donc installer des pièges qui se déclencheraient si quelque chose s’en approchait ou les touchait. Trop de pièges, cependant, épuiseraient les soldats et pourraient même provoquer des pertes, ce qui irait à l’encontre du but recherché.

Pour cette raison, je devais garder un œil sur Norgalle, notamment sur l’endroit où il plaçait le premier lot de provisions.

— Parfait, déclara-t-il avec fierté en hochant la tête pour lui-même. Il avait placé son coffre au fond d’un tunnel en cul-de-sac. — Je m’impressionne moi-même, parfois. Les braves soldats qui atteindront cette caisse seront richement récompensés.

— Waouh !

Teoritta manifesta un vif intérêt pour le coffre de ravitaillement. Il s’agissait d’une boîte à l’extérieur renforcé de fer, peinte d’un blanc réfléchissant la lumière, ce qui lui permettait de se distinguer même dans l’obscurité. Il y avait ajouté des ornements en verre accumulateur de lumière, tout aussi tape-à-l’œil. Je me demandai si tout cela était vraiment nécessaire.

— Incroyable ! Norgalle, je peux le voir de plus près ?

— Veuillez patienter, Déesse. S’en approcher sans l’équipement adéquat est bien trop dangereux… Observez.

Norgalle fit rouler une pierre en direction du coffre de stockage. Instantanément, d’innombrables piques acérées jaillirent du sol et transpercèrent l’intrus, tandis que la serrure du coffre crachait des flammes bleues brûlantes.

— Hnnng ?! C’était quoi, ça ? hurla Teoritta en se reculant. Mon instinct me disait que ça n’allait pas bien se terminer.

— Doucement, doucement, dis-je. — C’est moi ou ce coffre vient de cracher du feu ?

 

— Vous avez bien vu. C’est la partie dont je suis le plus fier. Quiconque s’approche sans les précautions nécessaires est empalé, puis fondu par des flammes assez puissantes pour liquéfier une roche. J’ai nommé ce dispositif d’exécution Zolinvolkov, ce qui signifie le juge des imbéciles.

— …Et comment on désactive les pièges ?

— Je suis ravi que tu poses la question. C’est extrêmement compliqué. Si tu testes soigneusement en faisant rouler une pierre, tu constateras que le sol déclenche une attaque à certains endroits mais pas à d’autres. Cependant, ce n’est qu’un leurre. À l’instant où quelqu’un touche le coffre de stockage, l’imbécile est brûlé par les flammes du jugement. Pour éviter un tel sort, il faut d’abord trouver cette clé, qui sera dissimulée dans un autre endroit, ou…

— Très bien, ça suffit. On démonte tout. Tatsuya, retiens Norgalle. Je dois lui prendre la clé.

— Qu-quoi ? Pourquoi ?! Comment oses-tu !

— Qu’est-ce que tu cherches à faire ? Anéantir tout le Treizième Ordre ?

Norgalle était un prodige dans le réglage des sceaux sacrés, mais dans des moments comme celui-ci, c’était un problème. Au final, nous avons dû désactiver environ quatre-vingts pour cent des pièges qu’il avait installés, ne laissant que le strict minimum.

Nous avons couru partout pour placer les provisions, et la journée s’est achevée rapidement. Une fois les deux bases de première ligne installées, nous avons fait une pause pour manger.

Norgalle grava un sceau sacré dans le sol et monta aussitôt l’équipement de cuisson.

— Tiens, mon chevalier, dit Teoritta avec fierté, un pot à la main. — J’ai appris à cuisiner moi aussi. Sois reconnaissant et mange.

 

 

Le repas était très simple. C’était une zone de guerre, et nous, héros condamnés, étions tout en bas de l’échelle. Il ne fallait pas attendre grand-chose de nos rations. En particulier quand Dotta et Venetim étaient absents, il fallait se préparer à avaler une véritable bouillie. D’ordinaire, ils parvenaient à voler quelque chose d’un peu meilleur à l’armée.

Aujourd’hui, nous avions des restes de légumes et de viande. Nous les avons fait revenir à la poêle, salés, puis agrémentés d’un assaisonnement liquide léger que nous avions sous la main, avant d’envelopper le tout dans du riz gluant. Le tout était accompagné d’un minuscule morceau de fromage.

Teoritta réussit à préparer le repas exactement comme je le lui avais appris.

— C’est très loin de suffire à nous remplir l’estomac. Comment peuvent-ils négliger ainsi les soldats en première ligne ?

Le roi Norgalle semblait offensé en mangeant.

— Nos provisions militaires doivent être améliorées. C’est un problème sérieux. Où est le ministre des finances ?

— Au palais royal, j’imagine.

— Il faut enquêter là-dessus. Le budget est-il correctement réparti ? On ne peut pas maintenir le moral sur la ligne de front avec des rations pareilles.

— Je suis d’accord. Nous nous pencherons sur la question une fois la mission terminée.

Si l’on prenait au sérieux chacune des lubies absurdes de Norgalle, ça n’en finirait jamais. L’important était de couper court à la conversation. À force, on pourrait presque finir par le croire.

Tatsuya était parfait dans ce genre de situations, mâchant silencieusement son riz sans réagir à la discussion.

 

 

 

— Où en est la mission, Xylo ? Tout se déroule comme prévu ? demanda Teoritta d’un ton enjoué en prenant une bouchée de ce soi-disant repas qu’elle avait cuisiné. Comment pouvait-elle avoir l’air aussi heureuse en mangeant cette merde sous terre ? Elle se comportait comme si elle était en vacances. — La source du Fléau Démoniaque doit être proche, non ?

— Ouais… très probablement.

Je traçai notre itinéraire dans ma tête en visualisant une carte. Pas l’œuvre d’art avant-gardiste que Kivia nous avait fournie, mais une vraie carte.

— À ce rythme, nous devrions atteindre la couche la plus profonde d’ici demain.

— Facile, non ? renifla-t-elle avec fierté. — Ma bénédiction divine a dû beaucoup aider… Tu ne crois pas ? Les chevaliers sacrés nous couvriront sûrement d’éloges quand tout sera terminé, oui ?

— Ils nous remercieront peut-être un peu si ça se passe bien. Mais ce sont eux qui vont tuer le Roi-Démon.

— À ce propos, mon chevalier… Teoritta baissa la voix, les yeux brûlants. — Et si nous battions le Roi-Démon nous-mêmes ? Avec ma bénédiction et les compétences de toi et de tes alliés, nous pourrions sûrement y arriver.

— Non seulement je n’en ai aucune envie, mais ce serait une violation de nos ordres.

— Mais… en tant que déesse, si je ne produis pas de résultats et ne montre pas ma puissance…

— Non.

Je n’avais aucune intention d’aggraver ma situation en enfreignant un ordre de plus.

— Si tu voulais combattre le Roi-Démon, tu aurais dû y aller avec elle. Avec Kivia.

— Hein ?

— C’est l’unité principale. Ce sont eux qui vont mener l’essentiel des combats.

Même si Teoritta ne pouvait pas utiliser pleinement ses pouvoirs sans moi, elle aurait tout de même pu choisir d’accompagner les autres.

En réalité, elle aurait été un atout précieux pour la force principale. Kivia avait pesé les options et décidé de respecter la volonté de la déesse. C’était la décision logique, d’autant plus qu’un prêtre prêté par le Temple était présent.

— Alors pourquoi as-tu décidé de rester avec nous ? demandai-je.

— …Qu’est-ce que tu veux dire ?

Elle fronça les sourcils, et les flammes dans ses yeux gagnèrent en intensité.

— Est-ce que je ne suis pas utile ici ?

— Je n’ai jamais dit ça.

C’est à ce moment-là que je compris qu’elle n’était pas en colère. Elle était inquiète. Sa voix tremblait légèrement.

— Je suis vraiment reconnaissant que tu sois ici, dis-je.

— Pas vrai ? Bien sûr que tu l’es !

Elle se leva aussitôt, sans attendre la suite de mon explication.

— Mon chevalier Xylo, j’ai remarqué que tu faisais parfois preuve d’arrogance à mon égard.

— Vraiment ?

— Oui. Tu devrais bien plus souvent compter sur moi et m’offrir des paroles de gratitude et de louange.

Elle me pointa du doigt.

— Je ne serai pas satisfaite tant que tu n’admettras pas que moi, Teoritta, je suis la plus grande de toutes les déesses !

J’avais l’impression de me faire vertement sermonner. Teoritta hocha la tête, persuadée d’avoir raison.

— Je t’honore de ma compagnie afin de t’en donner l’occasion !

— Attends. Du calme…

J’essayai de trouver quoi dire.

Ce n’était pas seulement difficile à expliquer. C’était déprimant. Qu’étais-je censé lui répondre ? J’hésitai quelques instants, cherchant les mots justes. C’est alors que Norgalle prit soudain la parole.

— Xylo !

Son ton était sec, réprobateur. Je crus d’abord qu’il m’en voulait pour la manière dont je traitais Teoritta.

Mais je me trompais. Il leva la lanterne qu’il tenait à la main. Le sceau sacré gravé dessus émit une lueur rouge.

— L’unité principale nous contacte, dit-il. — Ce n’est… pas bon.

— Un signal de détresse ?

Le sceau sacré de la lanterne avait plusieurs fonctions, dont celle de communiquer avec la force principale. Une lumière rouge signalait une urgence.

Dépêchez-vous… … besoin de renfort…

Une voix grésillante s’échappa du sceau sacré, mais il y avait trop de parasites pour distinguer clairement les mots. Des chocs métalliques. Des décharges de foudre tonitruantes. Ils étaient en combat ?

Fléau Démoniaque…

Norgalle, Teoritta et moi collâmes l’oreille contre la lanterne.

Nous sommes attaqués par…

La voix de Kivia ne nous parvenait que par bribes entre les bruits les plus forts, mais nous en avions déjà entendu assez pour être écœurés.

…des humains transformés en féeries. …des survivants possibles…

Norgalle et moi nous regardâmes et claquâmes la langue. Nos réactions furent presque simultanées.

— Je suis déjà crevé, dis-je.

— Ugggh. Guhhh, grogna Tatsuya. Il semblait approuver.

J’avais trouvé que tout se déroulait un peu trop bien. Alors, forcément, quelque chose de mauvais devait arriver.

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