THE INSIPID PRINCE T3 – CHAPITRE 1 PARTIE 8
Le problème des réfugiés (8)
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Traduction : Moonkissed
Correction : Raitei
Relecture : Ostinliss
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Dans l’enceinte du palais intérieur.
Zandra venait d’arriver.
— Mère ! Mèr— !
Sans prêter la moindre attention aux servantes, elle fit irruption dans la pièce.
Il s’agissait des appartements de la cinquième consorte de l’empereur, sa mère. À l’intérieur, une femme aux cheveux vert sombre et brillants poussa un léger soupir avant d’accueillir sa fille.
— Que se passe-t-il, Zandra ? Pourquoi fais-tu autant de bruit ?
— Comment veux-tu que je reste calme ?! Leonard est parti vers le sud en tant qu’inspecteur impérial ! Il s’en prend directement à notre base de soutien !
Face à l’agitation hystérique de sa fille, Zuzan se contenta de lui adresser un sourire indulgent.
Ce sourire sembla irriter davantage Zandra. D’un geste brusque, elle forma un fouet de vent et l’abattit sur une servante proche.
— Kyaaa ! P…pitié… arrêtez !
— Tais-toi ! Tais-toi ! Tais-toi ! hurla Zandra. Tu as entendu ? Leonard ! Il est parti chez mon oncle ! Avec l’autorité absolue pour nous condamner !
— Aaaah… guh… p…pardon…
— Je t’ai dit de te taire ! Ne parle pas ! Tu es là pour encaisser !
Elle continua à frapper la servante sans relâche, jusqu’à ce que sa colère retombe. Le corps de la jeune fille, déjà inconscient, n’était plus qu’une masse ensanglantée.
Une personne normale aurait éprouvé du remords une fois calmée. Pas Zandra. Sans même accorder un regard à la servante, elle reprit la conversation.
— Tu sais comment est Leonard. Il va tout fouiller de fond en comble. Si tu-sais-quoi est découvert, nous ne pourrons pas nous en sortir.
— Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, répondit Zuzan avec calme. J’ai confié la situation à mon frère. Il fera ce qu’il faut. Et même en cas d’échec, toute la responsabilité retombera sur lui. Cela ne remontera pas jusqu’à nous.
— Malgré tout… nous perdrons le soutien du sud.
— Ce n’est pas un problème. Si tes recherches aboutissent, tu n’auras plus rien à craindre, n’est-ce pas ?
— Oui… mais…
— Tant que toi et moi sommes en sécurité, le trône te reviendra. Tu pourras toujours récompenser ces nobles plus tard, une fois impératrice. Pour l’instant, tu peux les sacrifier. Au final, ils suivront toujours le plus fort.
Zuzan affichait un sourire à la fois envoûtant et cruel.
Contrairement à sa fille, elle dissimulait généralement ses émotions. Mais ce sourire, nourri par des années d’agressivité contenue, suffisait à glacer le sang de quiconque le voyait.
— Je compte sur toi, Zandra. Sa Majesté ne m’autorisera plus à utiliser la magie interdite.
— Je sais, mère.
— Tu es une enfant exceptionnelle. Tu es la seule digne de devenir impératrice. Tu as hérité de tout ce que je suis. Le trafiquant devrait bientôt livrer les enfants. Tu pourras t’en servir comme cobayes. Cette fois… tu perfectionneras la malédiction ultime.
— Oui. Je le ferai. Et ensuite, je tuerai tous ceux qui m’ont irritée. Aucun d’eux n’a le droit de m’importuner. Je les exterminerai tous.
— Voilà qui me plaît. C’est exactement l’état d’esprit qu’il te faut.
Zuzan caressa les cheveux vert sombre de sa fille avec affection.
Zandra avait hérité de tout ce qu’elle souhaitait lui transmettre. Elle était presque une copie parfaite d’elle-même. Si Zandra devenait impératrice, ce serait comme si Zuzan accédait elle-même au trône.
— Si nécessaire, j’éliminerai tous ceux qui oseront encore se mettre en travers de ton chemin. Contente-toi de faire ce que tu as à faire. Tout ira bien. Nous avons de nombreux alliés.
— Oui, mère.
Sur ces mots, mère et fille s’enlacèrent.
Si l’empereur avait été témoin de cette scène, il aurait sans doute douté qu’il s’agisse réellement de sa consorte et de sa propre fille.
Toutes deux arboraient un sourire empreint de folie, capable de graver une terreur pure dans le cœur de quiconque le voyait.
Les servantes présentes baissèrent désespérément les yeux.
Puis elles prièrent.
Prièrent pour que cet enfer prenne fin au plus vite.