SotDH T8 - CHAPITRE 1 PARTIE 2
Kadoku no Kago (2)
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Traduction : Calumi
Correction : Raitei
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希 — Ki
Sens :
- Rare ; peu fréquent
- Souhaiter ; implorer
- Faible densité
美 — Mi
Sens :
- Beauté
- Louer
- Bon ; excellent
子 — Ko
Sens :
- Enfant ; enfants
- Fille
Le kanji signifiant « beauté » (美) dérive du caractère désignant le « mouton » (羊). Comme les moutons adultes étaient considérés comme beaux, les anciens combinèrent le caractère du « mouton » (羊) avec celui de « l’adulte » (大) pour former le kanji de la « beauté » (美).
Dans l’Antiquité, les moutons étaient offerts en sacrifice aux dieux. Les meilleures offrandes, celles à la forme harmonieuse et sans défaut, étaient qualifiées de « 美 ».
En ce sens, donner sciemment à quelqu’un un prénom contenant le caractère « 美 » pouvait s’apparenter à le désigner comme « le sacrifice parfait ».
Les Nagumo étaient une famille de chasseurs d’esprits dont l’histoire remontait jusqu’à l’époque de Heian (794–1185). Bien avant que le clan Tokugawa ne s’élève au rang de puissance dominante, le clan Chichibu de la province de Musashi entreprit de mettre en valeur la terre d’Edo, alors encore faite de marécages et de fourrés sauvages. Pour assurer la sécurité, il fit appel à de nombreux jeunes hommes robustes, parmi lesquels se trouvait l’ancêtre des Nagumo. De tous ceux qui furent enrôlés, lui seul se vit accorder le droit de porter un nom de famille destiné à perdurer à travers les générations. La raison en était simple : il avait abattu les monstres qui erraient dans les terres sauvages d’Edo.
Un tigre à tête de démon et une gigantesque araignée hideuse tombèrent tous deux sous sa lame. Il ne connaissait rien aux arts de l’onmyôdô et n’avait reçu aucune formation dans le combat contre les esprits. À vrai dire, ce ne fut que par un concours de circonstances qu’il rencontra et vainquit le moindre esprit. Mais la seule condition requise pour être reconnu comme chasseur d’esprits était d’en tuer, et ainsi, quelle que fût sa véritable force, il fut officiellement reconnu comme tel.
Ses exploits lui valurent le droit de porter un nom de famille. Il choisit « Nagumo », un jeu de mots inspiré de son fait d’armes le plus célèbre, celui d’avoir terrassé un esprit-araignée à l’aide de sa seule épée. Ses descendants, déterminés à être dignes de ce nom, se mirent eux aussi à chasser les esprits, et, quelque part au fil des nombreuses générations, une lame démoniaque semblable à celles des légendes entra en leur possession. À partir de là, ils furent connus sous le nom des Nagumo à la Lame Démoniaque.
L’épée à la main, les Nagumo se forgèrent une réputation parmi les plus illustres chasseurs d’esprits du pays. Il n’était donc peut-être guère surprenant que la fin de l’ère des guerriers, autrement dit, la fin de l’ère de la lame, les voie peu à peu tomber en disgrâce.
Enfermée dans une cellule sous la demeure des Nagumo se trouvait une jeune fille.
Ses cheveux noirs étaient presque aussi longs qu’elle n’était grande, sa peau d’une pâleur spectrale, et ses yeux vides de toute lumière. Ligotée et bâillonnée, elle était incapable de se mouvoir librement ou de parler.
— Enfin, le moment est venu…
Un vieil homme, Nagumo Eizen, contemplait la malheureuse jeune fille sans être troublé par son état. Sa carrure restait imposante malgré son âge, mais il avait manifestement connu des jours meilleurs. Il se tenait devant la cage avec un rictus dément. Le chef actuel de la famille n’était rien de plus qu’une marionnette. Ce vieillard était le véritable maître de la famille Nagumo.
— Mgh…
Les entraves avaient moins pour but d’empêcher la jeune fille de s’échapper que de l’empêcher de se donner la mort. On la forçait parfois à faire de l’exercice afin d’éviter l’atrophie musculaire, et on la nourrissait pour prévenir la famine, tout cela uniquement en vue de l’événement du lendemain.
Elle avait été enlevée peu après sa naissance. Son corps avait ensuite été façonné pendant sept ans, suivis de sept autres années de préparation. Enfin, elle était prête.
— J’ai attendu si longtemps, mais enfin mon Kodoku no Kago a pris forme.
Le vieil homme étouffa un rire, empli d’une impatience fébrile à l’approche du jour à venir. On aurait facilement pu le prendre pour l’un de ces esprits monstrueux que les Nagumo avaient autrefois pourchassés.
***
— Dis, Kimiko-san, pourquoi portes-tu un hakama alors que tu ne fréquentes pas une école de jeunes filles ?
Le lendemain de la visite d’Akitsu Somegorou à Koyomiza, Kimiko vint assister à une nouvelle projection, et Yoshihiko saisit l’occasion pour poser une question qui le taraudait depuis un moment. Une jeune fille ordinaire, en particulier une jeune fille de bonne famille, de l’âge de Kimiko aurait dû être inscrite dans une école de jeunes filles, mais elle, au lieu de cela, recevait l’enseignement de précepteurs choisis par son père.
— Je le porte justement parce que je ne vais pas à l’école. J’aimerais au moins goûter à ce que cela pourrait être.
Elle répondit sur un ton enjoué, mais une légère tristesse se lisait sur son visage. Sa famille était suffisamment fortunée pour que la question des frais de scolarité ne se pose pas. Ce qui l’en tenait éloignée devait donc relever de leur rang élevé ou d’une politique familiale particulière.
Réticent à creuser davantage le sujet, Yoshihiko força la conversation à prendre une autre direction.
— Oh, euh… j’ai failli oublier. Tu disais que tu allais demain à cette réception de nobles organisée par les Nagumo, n’est-ce pas ?
Sa tentative de changement de sujet était si maladroite qu’elle ne put s’empêcher de sourire. Au moins l’avait-il un peu détendue.
— Oui. Mais, à vrai dire, c’est davantage une petite réunion informelle qu’une véritable réception.
— Ah bon ? Eh bien, en fait, une connaissance du directeur du théâtre y sera aussi. Un homme du nom d’Akitsu Somegorou.
— Je ne manquerai pas de le saluer lorsque je le rencontrerai, alors.
Elle laissa échapper un léger rire.
— On dirait que j’ai au moins quelque chose à attendre maintenant. Cela dit, je préférerais ne pas y aller, si je le pouvais…
Elle exprima franchement son aversion, ce qui était inhabituel chez elle.
— Tu n’as vraiment pas envie d’y aller, hein ?
— Non, pas vraiment. Comment dire… je n’aime pas la façon dont les Nagumo me regardent. Je leur ai déjà rendu visite, et j’ai toujours l’impression de surprendre leurs regards tournés vers moi. Cela dit, Eizen-sama, le père de l’actuel chef de famille, est quelqu’un de bien. Il vient de temps à autre chez nous et il paraît même que c’est lui qui m’a donné mon prénom. Il n’a absolument rien à voir avec son fils vulgaire.
Il ne semblait pas y avoir de querelle entre les Nagumo et la branche Akase.
Kimiko se contentait de ne pas en apprécier certains, au point qu’une jeune femme aussi bien élevée qu’elle insultait ouvertement l’actuel chef des Nagumo.
— Vulgaire, hein ? On dirait que tu lui en veux vraiment, commenta Yoshihiko.
— Que veux-tu que je dise ? C’est la vérité. Il est vulgaire, tout simplement.
Il semblait avoir mis le doigt sur un sujet sensible. Il dut supporter ses plaintes pendant un moment.
Lorsque le soir tomba, le directeur du théâtre demanda à Yoshihiko d’aller faire une course près de la gare de Tôkyô. Le directeur avait autrefois été sauvé par Akitsu Somegorou et se sentait profondément redevable envers lui. Il lui avait proposé de l’héberger chez lui, mais Somegorou avait décliné. Désireux de faire au moins quelque chose pour lui, il chargea Yoshihiko de lui apporter un repas préparé par son épouse.
— Désolé de t’embêter avec ça. Repose-toi un peu pendant que tu es là.
— D-d’accord. M-merci beaucoup !
— Pas la peine d’être aussi raide. Détends-toi un peu, d’accord ?
L’hôtel où séjournait Somegorou était réputé même parmi les établissements de la capitale impériale, construit pour accueillir des hôtes de marque, étrangers comme nationaux.
Le mobilier était des plus exotiques, et il y avait même une table de chevet équipée de sa propre lampe. Se sentant comme dans un autre monde, Yoshihiko contemplait avec curiosité la chambre luxueuse. Amusé par sa réaction, Somegorou éclata de rire, puis sortit dans le couloir pour demander quelque chose à un employé de l’hôtel. Il semblait si habitué à ce luxe que Yoshihiko ne put s’empêcher de se demander s’il n’avait pas, d’une manière ou d’une autre, pénétré dans l’un des films projetés au Koyomiza.
L’employé revint peu après avec du thé noir. Encore déconcerté, Yoshihiko but avec Somegorou, et tous deux discutèrent tout en savourant cette rare importation étrangère.
— …Et voilà pourquoi Kimiko-san passe toujours au Koyomiza pour voir des films.
— Hé, quelle jeune fille amusante. La demoiselle de la maison Akase, hein…
— Oh ? Vous la connaissez ?
— Non, non. Du moins, pas directement. Mais les Akase sont une famille cadette de ceux qui r’çoivent à la réunion de demain, alors j’en ai au moins entendu parler.
Kimiko n’avait fait qu’effleurer la question des relations entre les familles Nagumo et Akase, si bien que Yoshihiko n’en savait pas grand-chose. Il demanda :
— Comment sont-ils devenus une branche des Nagumo ?
— Eh bien, tu sais que les Nagumo sont une vieille lignée qui remonte à l’époque de Heian. Il y a très longtemps, l’un de ceux qui avait été écarté de la succession a décidé de prendre son indépendance et de fonder sa propre lignée, les Akase. C’est pour ça qu’ils sont une famille cadette. En revanche, ils n’ont pas poursuivi le métier des Nagumo et sont restés une maison de samouraïs tout à fait ordinaire. Mais figure-toi que, après toutes les réformes, les Akase sont devenus plus importants et plus riches que les Nagumo. Le temps peut être cruel, n’est-ce pas ?
Somegorou marqua une pause.
— Mais j’imagine que c’était inévitable. Les Akase ne sont plus aujourd’hui que des nobles ordinaires, tandis que les Nagumo n’ont jamais réussi à abandonner leur métier…
Une légère tristesse se peignit sur son visage. Remarquant le regard insistant de Yoshihiko, il demanda :
— Hm ? Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai quelque chose sur le visage ?
— O…oh, euh… je me demandais juste comment vous aviez fait connaissance, vous et le directeur du théâtre, balbutia Yoshihiko à la hâte.
Il ne le dit pas à voix haute, mais il ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi le vieil homme en savait autant sur les affaires entre les Nagumo et les Akase.
Somegorou le fixa.
— Pourquoi donc ?
— Eh bien, il y a quand même une sacrée différence d’âge entre vous deux, alors je trouvais ça un peu inhabituel.
— Ah, c’est vrai, maintenant que tu le dis.
Somegorou afficha un sourire avant de répondre.
— Je dirais que je l’ai rencontré pour la première fois il y a une vingtaine d’années. Il se faisait attaquer par un groupe de sorcières au sens figuré. Elles étaient sept, en plus. C’était un sacré morceau. Je les ai mises en fuite, et depuis, il se sent redevable envers moi.
Ainsi, les affaires secrètes du directeur du théâtre avaient fini par lui exploser au visage, et Somegorou était apparu pour lui sauver la mise. Yoshihiko laissa échapper un soupir lassé. Son patron avait présenté les choses comme bien plus graves que cela.
— Je vois. C’est donc pour ça qu’il ne voulait pas entrer dans les détails avec moi.
— Hm ? Vraiment ? Dans ce cas, tu ferais mieux de garder ça pour toi, pour préserver sa fierté.
— Je ne dirai rien.
Yoshihiko ne soufflerait mot de tout cela, ni aux fils du directeur du théâtre, et encore moins à son épouse. Il regretta même d’avoir posé la question. Somegorou éclata de rire en voyant son expression.
— Quoi qu’il en soit, je devrais y aller. J’ai déjà assez abusé de votre hospitalité, dit Yoshihiko.
— D’accord. Dis-leur que j’ai apprécié le repas.
Après quelques mots d’adieu, Yoshihiko quitta l’hôtel. Il sortit pour découvrir la capitale impériale teintée d’orange par le soleil couchant. L’astre n’allait pas tarder à disparaître sous l’horizon, mais les réverbères rendaient les déplacements tardifs sans difficulté. Malgré tout, il avait discuté plus longtemps que prévu et se retrouvait légèrement en retard, si bien qu’il hâta le pas en direction du Koyomiza.
— Quel type intéressant, murmura-t-il pour lui-même.
C’était la première véritable conversation qu’il avait eue avec Somegorou. L’homme ne s’était pas montré condescendant envers le bien plus jeune Yoshihiko et avait partagé quantité d’histoires captivantes. Yoshihiko sourit. Imaginer que le directeur du théâtre, de tous les gens possibles, avait autrefois joui d’une réputation de coureur de jupons lui paraissait presque réconfortant. Savoir que même les adultes pouvaient se montrer assez idiots par moments avait quelque chose d’apaisant.
Perdu dans ses souvenirs de leur échange, Yoshihiko continua d’avancer sans faire attention. Distrait, il heurta un passant.
— P…pardon !
Il s’excusa en s’inclinant profondément avant même de voir la personne, puis leva prudemment les yeux vers elle.
— Oh, ce n’est rien. Je ne regardais pas non plus où j’allais.
La personne qu’il avait heurtée avait des yeux d’un rouge saisissant. Elle portait une casquette scolaire, un uniforme noir, et avait les cheveux courts. À ces seuls détails, elle ressemblait à un lycéen, mais sa silhouette élancée et ses traits doux donnaient plutôt l’impression d’une jeune fille.
Elle était grande, sans qu’aucune pomme d’Adam ne soit visible, et même sa voix était androgyne.
— Faites quand même attention. Moi, ça ne me dérange pas particulièrement, mais vous pourriez ne pas avoir autant de chance la prochaine fois.
Elle tapota doucement la tête de Yoshihiko avant de reprendre sa route. Yoshihiko resta immobile un moment, hébété, puis remarqua que le ciel s’assombrissait et se remit en marche.
La personne qu’il venait de croiser était peut-être mystérieuse, mais rentrer chez lui était une priorité bien plus pressante.
***
— Hé, Yonabari, lança une voix tandis que la personne en uniforme scolaire pénétrait dans une ruelle à l’arrière.
Là l’attendait un homme solidement bâti, mesurant bien plus d’un mètre quatre-vingts. Il n’était pas rasé, ses cheveux étaient en bataille, et il portait négligemment ses vêtements japonais habituels. Son apparence était négligée, d’autant plus rude en contraste avec la silhouette mince de Yonabari.
— Héeee, Izuchi, répondit Yonabari d’un ton un peu triste. — Tu n’imagineras jamais ce qui vient de m’arriver.
— Hein ? Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Izuchi en fronçant les sourcils de façon exagérée.
Yonabari soupira sans perdre son sourire.
— J’ai rencontré un garçon à l’instant. Et figure-toi qu’il s’est excusé auprès de moi. À moi, quand même.
— …D’accord ? Et alors ?
— Tu ne comprends pas ? Il s’est excusé. Auprès d’un démon rencontré au crépuscule. Ça me blesse, Izuchi.
Ils avaient tous deux les yeux rouges. Yonabari avait arpenté les rues sans dissimuler sa nature, et pourtant Yoshihiko n’avait manifesté la moindre réaction.
D’après les écrits d’Ono Touen dans Pensées du Maître de Fer, les êtres qui différaient des humains ordinaires étaient autrefois désignés collectivement sous le nom d’« êtres spirituels ». Cela englobait ceux aux yeux rouges, aux yeux bleus, à la peau excessivement pâle, à la taille anormale, à la force démesurée, à la beauté surnaturelle, et ainsi de suite. Les traits qui les distinguaient étaient appelés des « marques d’étrangeté », et quiconque les possédait était tenu pour inhumain jusqu’aux premières années de l’ère Meiji.
Mais avec la modernisation, le savoir s’était étendu. Les gens avaient appris qu’une peau pâle et des yeux bleus étaient naturels chez certains étrangers.
Les progrès de la médecine avaient également établi que la rupture de vaisseaux oculaires pouvait parfois teinter les yeux de rouge. Ces caractéristiques ne suffisaient plus à prouver qu’une personne était un esprit. L’époque où l’on hurlait de terreur au simple aperçu d’yeux rouges était depuis longtemps révolue.
— Ce gamin était sûrement juste ignorant. La plupart le sont, de nos jours, ricana Izuchi.
— Sans doute. Mais l’idée que de plus en plus d’enfants comme lui n’aient plus peur de nous est un peu… déprimante.
— C’est comme ça que le monde fonctionne maintenant. Et puis, c’est précisément ce que nous cherchons à changer.
Yonabari esquissa un sourire éclatant et magnifique.
— Certes, même si je préférerais éviter de tuer qui que ce soit, si possible.
— Hé, un démon comme toi devrait-il vraiment dire ça ? Hé hé. Allez, allons boire un verre pour te donner un peu de courage.
— Franchement… tu ne trouves pas que tu t’es un peu trop bien adapté à l’époque ?
— Qu’est-ce que tu racontes ? Un bon alcool reste un bon alcool, que tu sois humain ou démon !
Izuchi éclata d’un rire tonitruant, et Yonabari soupira avec exaspération. Badinant de la sorte, les deux démons disparurent dans la nuit.
***
Une fois Yoshihiko parti, l’air affable de Somegorou laissa place à une expression sombre et grave. Devenu un vieil homme, il avait grandement apprécié de converser avec ce jeune encore naïf, mais leur échange lui avait laissé un mauvais pressentiment.
— …Alors, les Akase seront présents à la réunion des Nagumo, hein ?
Somegorou avait supposé qu’on l’eût convié parce qu’ils avaient besoin d’aide face à l’apparition d’un puissant démon. Mais si tel avait été le cas, des gens ordinaires comme les Akase n’auraient eu aucune raison d’être mêlés à l’affaire.
— Hmph. Toute cette histoire empeste quelque chose de louche. Bon sang. On dirait bien que je vais devoir remettre ces vieux os au travail.
Il contacta son petit-enfant et lui demanda de ne pas venir pour le moment.
Ce serait tant mieux si tout cela ne débouchait sur rien, mais la vie avait toujours eu une fâcheuse tendance à mal tourner.